lundi 23 juin 2014

Tes mots - Mes maux




J'entends tes mots. Ces mots que je ne veux pas entendre. Ces mots qu'aucune mère ne souhaite entendre. Ces mots si durs qui critiquent mes enfants.

Je sais, ils ne sont pas parfait. Je ne le suis pas non plus. L'es-tu, toi ?
Je voudrais que tu me dises qu'ils sont beaux, que tu les aimes. J'aimerai juste que tu les apprécies à leur juste valeur. Cesse de chercher le mal que tu es persuadée de voir en eux, arrête de penser que plus ils grandiront et plus ils seront durs. Cesse de me dire que j'en fais de futurs délinquants.

Tu ne le sais peut-être pas mais quand tu parles d'eux de cette façon, c'est mon coeur de maman qui hurle et qui saigne, c'est moi que tu touches.
Je te laisse toujours dire. Pas que je crois à tes paroles même si j'y accorde plus d'importance que je ne le devrais. Juste que je ne veux pas qu'on se dispute, je ne veux pas qu'on cesse de se voir. Ce serait tellement plus facile. Et pourtant si tu savais comme il m'en coûte... Si tu savais comme j'ai envie de baisser les bras et de te dire que c'est la dernière fois que tu nous vois.
Je redoute tellement nos visites, je ne les apprécie plus. J'attends la critique qui tombera forcément, la petite phrase méchante qui leur tombera dessus. Et je prie pour que du haut de leur 6 et 3 ans, ils n'en retiennent rien. Que ça entre par une oreille et que ça sorte par l'autre. Parce qu'un jour tu partiras et que je ne veux pas qu'ils gardent une mauvaise image de toi. Même si, de plus en plus souvent, je me dis que c'est ce que tu souhaites...

Tu es persuadée que je ne t'aime pas et tu as tord. Je n'aime juste pas le comportement que tu as avec les garçons. Je n'aime pas que tu t'en prennes à eux.
Tu as bien dû ressentir cela toi aussi il y a quelques années ? Ou alors, tu as laissé les autres te dicter comment les élever ?

Je voudrais que tu sois plus souvent celle qui s'est comportée comme une mère et m'a laissé pleurer sur son épaule lorsqu'on a perdu Petite Lueur (même si je ne veux pas que tu te comportes en mère avec ma Couvée). Je voudrais que tu passes du temps avec eux, que tu apprennes à vraiment les connaître, que tu saches que ce sont juste des enfants, comme tous les enfants et que par conséquent ils crient, ils rient, ils chahutent, ils se chamaillent. Mais qu'ils n'en sont pas mauvais pour autant.


J'aimerai tellement que tu ne penses pas que ta façon d'éduquer tes enfants est meilleure que la mienne. Elle est différente. Dans chacune, il y a du bon et du moins bon mais l'essentiel est qu'elle nous convienne, pour nos enfants.
Nous avons choisi d'éduquer sans féssée, nous dicutons beaucoup (trop) avant d'en venir à la punition. Mais je ne crois pas qu'ils doivent pâtir de nos choix. Je suis triste et lasse que tu passes par eux pour nous montrer ton désaccord, que tu ais ces mots si dur et si blessant qui m'atteignent directement en plein coeur.

Je voudrais tellement t'aimer plus. Mais tu ne me laisses pas faire.
Chaque fois, tu creuses un peu plus le fossé.
Chaque fois, tu fais pleurer mon coeur un peu plus longtemps, un peu plus fort, tes mots m'atteignent plus durement.
Et de plus en plus souvent, je me dis qu'il faudra bien qu'on mette un terme à cette souffrance.
Pour t'ouvrir les yeux peut-être. Pour avoir moins mal surement. Pour que tes mots ne deviennent plus des maux.

Parce que je souffre pour eux et avec eux. Et que tout mon être me crie qu'il faut que cela cesse.
Parce qu'il faut que tu comprennes que tes mots sont destructeurs. Et que ce n'est pas ce que j'attends de toi. Ni pour eux, ni pour moi.

10 commentaires:

  1. Ton texte est très touchant. Les mots peuvent être parfois très blessants, surtout quand ils sont là pour nous juger dans notre rôle de mère ou le caractère de nos enfants... Pour ma part il y a des choses que j'ai cessé de tolérer. Allez courage Vinie!

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    1. Merci de ton comm' Fafa.

      Mlaheureusement, je pense qu'il arrivera un moment où il faudra dire STOP pour notre bien-être à tous.
      Il arrive un moment où il faut se remettre en question, quel que soit notre âge...

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  2. Ton texte me touche énormément. Mes parents, ce n'est pas l'éducation de ma fille qu'ils remettent en question (elle est encore trop petite pour ça), mais ma vie, mes choix. J'ai tout le temps l'impression de n'être pas assez bien par rapport à ce qu'ils imaginaient. C'est usant.
    Pour l'instant, je supporte car c'est quand même mes parents (et que j'ai l'habitude) (et que ça ne revient pas à chaque fois sur le tapis) mais si jamais ils devaient s'en prendre à ma poupette, alors là ça serait autre chose...

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    1. Ce n'est pas facile d'être jugée dans ses choix. J'ai même envie de dire que ce n'est pas normal.
      Ce que j'ai le plus de mal à saisir, c'est que ces personnes ont eu une vie, l'ont mené plus ou moins comme ils l'entendaient alors pourquoi ils ne nous laissent pas faire ? C'est de nos erreurs que l'on apprend.

      Courage !

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  3. Les parents se rendent pas comptent qu'on ne vit plus à la même époque ou nous on étaient gamins, et que forcément ils ne sont plus élevés comme avant ! Dans le sens inverse quand on étaient gamins on pouvait jouer des heures dehors sans qu'on soit surveiller, chose qu'on ne fait plus maintenant, enfin pour ma part lol, je ne sais pas si vraiment on craignait rien à cette époque mais c'était un peu de l'inconscience quand même quand j'y pense.
    il faudrait lui en parler, ou lui faire lire ton texte si tu n'y arrives pas, c'est dur de rester comme ça, courage !

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    1. Oui c'est vrai sue quznd on était "petit", on avait le droit de jouer seul dehors, nos parents jetaient juste un oeil par la fenêtre de temps en temps. Moi j'ai un jardin et je reste avec mes Fils dehors des fois qu'un détraqué passe par là... Pas la même époque effectivement ou alors ce sont toutes ces infos qui ne véhiculent pratiquement que ce qu'il se passe de mauvais qui nous rend si méfiant, je ne sais pas...

      Je ne crois pas que je serai entendue si j'en parlais. Cette personne, que j'aime et respecte, se dit trop vieille pour changer et ne le souhaite pas je pense. Dommage... Ca creuse un fossé et un jour il sera tellement grand qu'il n'y aura plus de retour en arrière possible.

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  4. ça doit être compliqué à vivre. Ton texte est très touchant. J'ai la chance d'avoir des parents qui ne jugent pas nos choix. Ils donnent des conseils seulement si on leur demande. Par contre ma belle-mère, c'est autre chose... Heureusement pour moi elle est loin et mon conjoint n'est pas très proche d'elle. Mais des réflexions sournoises nous en avons eues quelques unes auxquelles nous nous sommes empressés de répondre. C'est moins dur pour moi, ce n'est pas ma mère. Je te souhaite que cette situation s'arrange sans que tu en arrives à couper les ponts... Courage. Bises

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    1. C'est d'autant plus compliqué que pour des raisons personnelles, on a dû passer beaucoup de temps avec cette personne ces derniers mois. Les phrases piquantes sont revenus donc souvent...

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  5. courage ma poulette! de mon cote aussi c est comme ca! de gros bisous

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    1. Espérons que ça nous fasse réfléchir et qu'on n'ai pas ce comportement là plus tard avec nos enfants et nos petits-enfants ;-)

      Bisous !

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A bientôt !