vendredi 29 mai 2015

Parfois, quand même, c'est dur...




Non, être leurs parents, ce n'est pas toujours que du bonheur. Non, ce ne sont pas que paillettes et feux d'artifice. Pas que rire et joie.

Ces derniers jours,  est un petit diablotin. Si on ose lui dire non, il hurle. Que ce soit en voiture, en pleine rue ou à la maison. Si son frère lui refuse quelques chose, il crie. Si je ne l'autorise pas à mettre ses chaussures d'été alors qu'il pleut dehors, il part bouder et pleurer. Si je lui demande de mettre son coupe-vent et qu'il n'en a pas envie, il crise... Tout est prétexte à exprimer sa colère et sa frustration par des hurlements stridents...
Il a le droit. D'ailleurs, je le lui dit toujours. Même quand on est devant l'école de Tim et que tout le monde nous regarde. Même lorsque les animatrices du périscolaire me demandent si c'est lui qui crie comme ça avec des yeux ronds comme des billes. Oui, c'est lui et oui, il a le droit.
Je lui dis toujours "Crie si tu en as envie, ça ne me dérange pas". Il faut bien qu'elle sorte cette colère et je préfère qu'elle sorte comme ça plutôt qu'avec des coups.


En ce moment,  met mes nerfs à rude épreuve. En plus des cris, il y a ces pleurs incessants, pour un oui ou pour un non. Ces couchers qui s'éternisent. Il est fatigué mais refuse de s'endormir et parfois ça dure jusque 22h30, heure où notre patience atteint ses limites. Alors on menace. Parce qu'on ne sait plus comment faire autrement. Parce qu'on ne trouve pas d'autres solutions.

Le priver de télé ? De console ? De jouets ? Je n'en vois pas la nécessité et surtout pour avoir essayé la privation, ça ne fonctionne pas,  trouve aisément une autre activité.


J'ai essayé de me mettre à sa hauteur, de lui dire que je comprenais ce qu'il ressentait, de mettre des mots sur ses colères et ses frustrations, de lui expliquer comment aller se passer la journée et de tenter de m'y tenir au possible pour le rassurer. Souvent ça fonctionne, parfois ça échoue. Surtout lorsqu'il comprend que ce qu'il demande ne lui sera pas accessible de suite. Mais si je tiens ce que je lui dis alors la journée se passe sans heurt.


Parfois, j'avoue, sous le coup de la colère et parce que je ne vois pas d'autres solutions, je me dis qu'une bonne fessée ne lui ferait pas de mal. Même si je ne passe pas à l'acte. Mais jusqu'à quand ? ...


Lorsqu'on pense avoir tout tenté, lorsque rien ne fonctionne et qu'on n'en peut plus, que reste-t-il ? J'arrive pour le moment à me contenir, à respirer un bon coup, à le laisser seul deux minutes pour aller souffler, à me reprendre, à le serrer fort dans mes bras pour que ma propre colère se transforme en quelque chose de positif. Je l'avoue, cette dernière façon de faire m'apaise et me fait prendre du recul pour ensuite pouvoir parler calmement à mon Fils et lui dire ce qui ne va pas et comment on va changer ça.

Mais il y a ces fois où ma patience atteint ses limites et où je crie. Je m'en veux toujours après coup mais sur le moment, je ne sais plus comment faire autrement, je me sens démunie, je sens que ça monte, ça monte, je bouillonne et je ne trouve pas de solution pour que les cris et l'opposition s'arrêtent là, tout de suite... Et j'ai beau lire des sites qui parlent de bienveillance, j'ai beau tenter des choses, en adopter certaines, en laisser d'autres parce qu'elles ne nous conviennent pas, parfois je l'avoue, je me sens seule et incomprise face à mon petit bonhomme de bientôt 5 ans...


Alors oui, je les aime mes Fils, plus que tout ! Mais parfois quand même, c'est dur d'être leur maman...

6 commentaires:

  1. Le mien a 8 ans et il nous fait une crise du même genre en ce moment : je crois qu'il n'y a pas d'âge pour être de mauvais poil !

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    1. Je sais bien que ce n'est pas une question d'âge et qu'il y aura des jours avec et des jours sans et ça quel que soit l'âge. Seulement parfois je n'arrive pas à y faire face...

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  2. C'est fou car quand je te lis, je vois mon fiston en ce moment (sauf les colère à l'extérieur). Mais à la maison, c'est débandade: pleurs, cris pour rien, résister pour se coucher etc...
    Je suis aussi dans la bienveillance et tout mais parfois je crie car trop c'est trop et que quand j'ai dit sur tous les tons de la gentillesse ce que je souhaitais, ce que je ressentais et que j'essayais de le comprendre ben voilà, ca sort.Par contre, je ne me sens pas coupable car on est humain et il le sait!!
    Je sais aussi que c'est une phase, un moment, et que ca passe et qu'on se dit "pardon" et c'est fini.
    Bref, être maman c'est super mais comme tu le dis "c'est quand même dur"

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    1. Je crie aussi et surement trop souvent. Mais parfois, tu as beau chercher comment tu vas te sortir de cette situation sans plus de cris et de frustration, tu n'y arrives pas... Alors tu fais comme tu peux...

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  3. C'est pareil ici... j'en avais déjà parlé dans un billet sur mon deuxième. Je me demande si ce n'est pas dû à la fin de l'année scolaire, toutes les mamans se plaignent de la même chose, les pleurs, les cris, les refus du coucher... courage ma belle <3

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    1. Oh oui la fin d'année scolaire y est surement pour beaucoup ! On a beau dire, la pause du mercredi était bénéfique aux enfants quand même, au moins en maternelle... Lù a encore besoin de siester et ça se ressent, il n'est pas dans le même état le week-end quand il peut se reposer dans la journée.

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A bientôt !